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Le marronnier d’Inde pour les troubles circulatoires

Les nombreux bienfaits et vertu du marron d'Inde
Le marronnier d’Inde pour les troubles circulatoires

Marronnier commun, châtaignier des chevaux, marronnier faux châtaignier, marronnier blancle marronnier d’Inde ne manque pas d’appellations.

Connu en phytothérapie et en herboristerie pour ses qualités veinotoniques, il constitue un remède de référence pour soulager les troubles de la circulation veineuse.

Vertus, contre-indications et applications, nous faisons le point.

Présentation du marronnier d’Inde

Arbre de grande taille, le marronnier d’Inde est très répandu en Europe et en Amérique du Nord.

Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, il n’est pas originaire du pays de Gandhi. Seulement, à une certaine époque, on prétendait souvent que les plantes exotiques venaient toutes de l’Inde.

Histoire et utilisation traditionnelle du marronnier d’Inde

L’histoire de l’utilisation et des usages du marronnier d’Inde en phytothérapie remonte au XVIIIe siècle.

Dès ce moment-là, les herboristes de plusieurs pays du monde avaient recours à ses graines pour soulager les céphalées, l’épilepsie, les vergetures, les bronchites chroniques, les saignements utérins, les hémorroïdes, les catarrhes de l’intestin et les vergetures. Ces graines figuraient également dans la composition de certaines recettes de poudres à priser, employées pour traiter les polypes nasaux.

Dès l’époque moderne, plusieurs vétérinaires se servaient des graines de marronnier pour soigner les maladies pulmonaires du cheval, d’où son appellation « châtaignier des chevaux ».

En hexagone, dans la pharmacopée française, le port des graines de marronnier d’Inde était conseillé comme traitement préventif pour se prémunir des accès de goutte, des afflictions lombaires et des rhumatismes.

On utilisait aussi, depuis longtemps, ses feuilles et son écorce riche en tanins et en principes actifs flavonoïdes pour extraire des préparations à usages médicinales.

Du côté de la Turquie, les graines de marronnier réduit en poudre avaient la réputation de guérir certaines affections des poumons.

Plus récemment, à partir des années 60, un extrait baptisé « escine » est tiré du fruit du marronnier et commercialisé comme traitement contre l’insuffisance veineuse et les troubles associés.

Stephen Artault de Vevey, un médecin de la fin du XIXe siècle, avait en effet, au bout de son étude, reconnu l’efficacité du marron d’Inde dans cette indication thérapeutique contre les affections de la circulation veineuse.

D’après des récits historiques, le marronnier d’Inde, arbre médicinal et ornemental, aurait été introduit à Constantinople vers 1557, après s’être rependu dans le nord de l’Europe centrale.

On raconte que l’un des ambassadeurs du Saint-Empire auprès de la Porte ottomane avait offert un jeune marronnier d’Inde sous la forme d’un marron prêt à germer à Charles de L’Écluse, lui-même ambassadeur à Vienne, vers 1576.

À Paris, rapporté de Constantinople, le marronnier d’Inde fut introduit après le moyen âge, vers 1615, par un dénommé Bachelier, qui l’aurait ensuite planté tantôt au pied de la tour du Temple tantôt dans la cour de l’hôtel de Soubise, suivant les sources. Quoi qu’il en soit, l’arbre poussa durant un peu plus de deux siècles, jusqu’en 1840.

Bien que l’étymologie du nom « marronnier d’Inde » ne soit pas claire, il serait à priori issu de la racine « marron » tirée du mot ligure « mar » qui signifie « caillou ». Celui-ci faisait allusion au fruit du marronnier d’Inde dont l’apparence lisse, ronde et coriace rappelle celle d’un caillou.

Description botanique du marronnier d’Inde

Appartenant à la famille des hippocastanacées, le marronnier d’Inde est un arbre majestueux à cive ovoïde. Originaire des régions montagneuses de la Macédoine du Pirin et de la Macédoine grecque, il pousse à l’état sauvage le long des routes et dans les parcs d’Europe et d’Amérique du Nord.

Son nom scientifique : « Aesculus hippocastanum » est composé de « Aesculus » : nom latin d’un chêne à glands comestibles et de « Hippocastanum » : en référence au cheval (hippos) et à la châtaigne (kastanon).

Poussant à plus de 1000 mètres d’altitude, le marronnier d’Inde affectionne les zones tempérées. Il peut avoir une longévité de plus de 300 ans en milieu rural et atteindre une hauteur de 30 mètres.

Le tronc du marronnier d’Inde est d’apparence grise brune. Ses feuilles, elles, composées et palmées, de couleur verte, sont dotées d’un long pétiole et comportent 5 à 7 folioles à bords doublement dentelés et pointus. Elles sont ornées de grandes fleurs aromatisées de couleur blanche marbrée de rouge ou de rose et disposées en bouquets pyramidaux.

Le marronnier d’Inde produit des fruits dont les graines sont nommées « marron d’Inde ». Celles-ci, lisses, rondes, luisantes, marron, sont enfermées dans une bogue épineuse et ont un goût âcre et amer.

Comment reconnaitre le marron d’Inde ?

La ressemblance entre le marron d’Inde et la châtaigne : fruit du châtaignier peut être troublante. Quand on sait que le deuxième est comestible et le premier non, savoir les différencier devient acte de survie. Pour ce faire, il suffit de bien les observer :

  • Le marron d’Inde à une forme plus ronde alors que la châtaigne est triangulaire, plus petite et aplatie.
  • La bogue du marron renferme des fruits d’un seul bloc, tant disque celle de la châtaigne contient des fruits cloisonnés par une peu peau brunâtre.

Pourquoi le marron d’Inde n’est-il pas comestible ?

C’est simple : il est potentiellement toxique, notamment à cause de la présence de l’esculine, une molécule aux propriétés anticoagulantes.

Ayant longtemps fait partie des arbres des pépinières destinés à être plantés comme arbres d’alignement et d’ornement urbain, le marronnier d’Inde est très présent en France. On le croise particulièrement dans la région parisienne.

Les bienfaits du marronnier d’Inde

Le marronnier d’Inde possède de nombreux bienfaits reconnus en herboristerie, en phytothérapie et même en « médecine moderne ».

Les bienfaits vasculo-protecteurs du marron d’Inde

Il s’agit de sa principale vertu : le marron d’Inde est un vasculo-protecteur pas excellence.

Grâce à sa riche composition en principes actifs saponines à génine triterpénique et en flavonoïdes, il détient des propriétés veinotoniques fortes utiles pour traiter de nombreuses affections liées à l’insuffisance veineuse.

Le marron d’Inde est approprié pour les :

  • Varices
  • Jambes lourdes et/ou douloureuses
  • Hémorroïdes
  • Couperoses
  • Petits hématomes
  • Crampes nocturnes
  • Engelures
  • Démangeaisons
  • Phlébites
  • Ecchymoses

Ses qualités phytothérapeutiques font également de lui une solution naturelle adaptée pour stimuler la circulation sanguine, faciliter le travail du système cardiovasculaire et calmer les douleurs menstruelles.

En médecine conventionnelle et aux termes de plusieurs études menées sur cette plante médicinale, il a formellement été démontré que la prise de marron d’Inde a des répercussions bénéfiques sur les patients souffrant d’hémorroïdes. Au bout d’une seule semaine de médication, les principaux symptômes : saignements et douleurs, avaient considérablement diminués.

Les graines de marronnier d’Inde contiennent aussi du tanin : principe actif du tan, qui les confère des qualités antiinflammatoires et astringentes. Celles-ci sont utilisées en usage externe contre les plaies, les blessures et les hémorroïdes (oui, encore elles).

Les graines de marronnier d'Inde font d'ailleurs de notre concentré circulation herbonata.

Le marron d’Inde contre la rétention d’eau

La rétention d’eau, comme son nom le suggère, désigne une accumulation anormale d’eau dans certaines parties du corps. Loin d’être un phénomène anodin, ce défaut d’évacuation d’eau débouche généralement sur des œdèmes : gonflement de certains organes du corps, tels que les chevilles, les pieds, le visage, le vendre.

À la faveur de son action décongestionnante, le marron d’Inde agit favorablement sur la rétention d’eau. Participant à la vasoconstriction, il augmente la résistance des vaisseaux capillaires et améliore leur perméabilité.

C’est par conséquent un remède naturel efficace pour soulager les pathologies œdémateuses, les cernes, la cellulite et les troubles prégnants d’été.

Il convient de relever que l’efficacité du marron d’Inde dans la thérapeutique des troubles associés à l’insuffisance veineuse est officiellement admise par l’OMS, l’ESCOP et la Commission E.

Si le marron d’Inde est une solution efficace à la rétention d’eau, c’est parce qu’il contient de nombreux hétérosides et saponosides, dont l’æscine. Ces principes actifs ont des qualités vasoconstrictrices et anti-inflammatoires qui participent au retour veineux, tonifient les veines en les rendant moins flasques et abaissent la viscosité sanguine.

Comment profiter des bienfaits du marronnier d’Inde

Pour extraire ses substances actives et profiter de ses multiples bienfaits, vous pouvez préparer le marronnier d’Inde de différentes façons et le consommer sous différentes formes.

La teinture de marron d’Inde

La teinture de marron d’Inde constitue sa forme la plus efficace pour tirer profit de ses multiples bienfaits.

  • Ingrédients
  • Graines de marronnier séchées et concassées
  • Alcool à 55°
  • Préparation

Dans un bocal pouvant être fermé hermétiquement, ajoutez 5 ml d’alcool à 55° pour 1 g de graines de marronnier séchées et concassées.

Laissez macérer à l’abri de la lumière pendant une semaine en secouant tous les jours. Filtrez. Mettez dans une bouteille et étiquetez. Votre teinture est prête !

Posologie

  • 10 à 15 gouttes de teinture matin, midi et soir, dans un ½ verre d’eau.
  • Augmenter progressivement les doses en cas symptômes persistant au bout de 2-3 jours

La teinture de marron d’Inde peut également s’appliquer en externe sous forme de lotion simple. Dans ce cas, diluez 1 volume de teinture dans 4 L d’eau. Mélanger ensuite ces 1/4 de teinture de marron d’Inde avec 3/4 d’eau. Appliquez 3 fois par jour sur la zone à traiter.

Mode de conservation de la teinture de marron d’Inde : hors de portée des enfants et à l’abri de la chaleur et de la lumière.

La décoction de marron d’Inde pour un usage externe

Un autre mode de préparation du marron d’Inde consiste à le faire le faire bouillir pour extraire ses substances actives.

  • Ingrédients
  • Marron d’Inde sec et concassé
  • Eau
  • Préparation

Mettez 200 à 500 g de graines de marronnier sèches et concassées pour 1 L d’eau dans une casserole. Portez à ébullition pendant 5 minutes. Enlevez du feu et laissez infuser 10 minutes.

Utilisation en externe

Utilisez cette décoction — en lotion chaude ou à température ambiante — sur les varices douloureuses, les ecchymoses ou pour soulager les engelures. Elle réduit également les gonflements de la peau et efface les cernes. En cas de sensation de jambes lourdes, des yeux gonflés, les couperoses ou d’hémorroïdes, appliquez cette préparation médicinale à l’aide d’une compresse.

Les gélules de poudre de marronnier d’Inde

 

Pour traiter les troubles circulatoires et les problèmes de retour veineux, vous pouvez également consommer le marron d’Inde sous forme de gélules.

Celles-ci sont conditionnées dans des emballages en gélatines végétales et composées de :

  • Tanins
  • Saponosides
  • Flavonoïdes
  • Amidon
  • Lipides
  • Coumarines
  • Posologie

Prendre 1 à 2 gélules avec un grand verre d’eau, 3 fois par jour.

Mode de conservation : hors de portée des enfants et à l’abri de la lumière, dans un endroit sec et frais.

Les contre-indications liées au marronnier d’Inde

Si le marronnier d’Inde présente de nombreuses vertus phytothérapeutiques, son utilisation n’en est pas moins encadrée.

En effet, indépendamment de sa forme et de sa préparation, l’utilisation ce remède naturel est contre-indiquée aux :

  • Enfants
  • Personnes diabétiques insulinodépendants
  • Femmes enceintes ou allaitantes
  • Individus souffrant d’insuffisance rénale ou hépatique ou de cholestase
  • Patients sous traitement anticoagulant ou devant subir sous peu une intervention chirurgicale

Il est aussi à éviter en application externe sur les plaies ulcérées et autres lésions cutanées. Ne pas associer à des médicaments hypoglycémiants, anticoagulants ou composés de lithium. En cas d’utilisation en parallèle d’un traitement médical, demander l’avis d’un professionnel de santé.

Effets indésirables du maronnier d'Inde

Dans le respect des doses journalières maximales : 1 à 2 g de graines sèche, le marron d’Inde ne présente aucun effet indésirable.

Mais dans quelques rares cas, on peut observer des effets indésirables bénins, tels que : les nausées, démangeaisons, vertiges, maux de tête et irritations gastriques.

Où acheter le marron d’Inde ?

La vente du marron d’Inde est assez répandue en France. Cela dit, pour s’assurer d’acquérir un produit de qualité à un « prix raisonnable », il est conseillé de faire confiance un spécialiste (magasin naturel) reconnu dans le domaine de l’herboristerie.

Le mot de la fin sur le marronnier d’Inde

Vous l’aurez compris : le marronnier d’Inde est un puissant veinotonique, à privilégier en cas de fragilité capillaire ou d’insuffisance veineuse.

Reconnue par la recherche médicale, ses capacités bienfaitrices anti-œdémateuses, anti-hémorroïdaires et son action favorable sur la santé cardiovasculaire ne sont plus à démontrer.

Utilisez-le en interne ou en externe, sous forme de teinture, de décoction ou de gélules, pour traiter la rétention d’eau et diminuer les troubles fonctionnels liés à la fragilité cutanée et capillaire comme les ecchymoses, les pétéchies, les cernes.

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