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Les bienfaits du hêtre et de ses feuilles

Un arbre aux multiples propriétés
Les bienfaits du hêtre et de ses feuilles

Dans la pharmacopée naturelle, pour le traitement des affections physiques et psychiques, il existe une panoplie de plantes médicinales. Hérités des connaissances ancestrales en herboristerie, ces « remèdes-de-grand-mère » sont aujourd’hui préservés et prescrits par les phytothérapeutes.

Parmi eux, nous comptons le hêtre, un arbre stimulateur d’immunité reconnu pour ses répercussions positives dans la prise en charge de certaines maladies rénales. Détails !

Présentation du hêtre

Le hêtre – autrement nommé Fagus sylvatica ou hêtre commun – est une espèce de grand arbre à feuilles caduques à nervation pennée et souvent denticulée.

Appartenant à la famille des Fagacées, au même titre que le chêne et le châtaignier, cette essence pousse généralement dans les forêts d'Europe tempérée occidentale.

Histoire et utilisation traditionnelle du hêtre

Le hêtre est une plante utilisée depuis la nuit des temps pour des usages divers :

  • Produire des huiles propres à l’éclairage et à la consommation ;
  • Prévenir et traiter certaines affections à travers l’herboristerie ;
  • Fabriquer des balais, des fouets, des roues de chariot ;
  • Utilisé comme bois d’œuvre dans la sculpture et la petite menuiserie ;
  • Consommé pour son écorce et son fruit (en période de disette notamment)
  • Employé comme combustible ligneux (particulièrement en zone montagneuse).

Étymologiquement, le nom “hêtre” est affublé de plusieurs origines

Au crédit de certaines sources, il serait issu de l’ancien français “hestre”, « jeune hêtre », et de l’ancien bas francique “haister” ou “heester” en néerlandais, « arbuste ».

Le nom latin de cet arbre, “fagus”, aurait quant à lui donné “fou” et “fouel”, deux termes utilisés pour désigner les hêtres adultes en ancien français. Chez les peuples germaniques, il est dit que le bois de hêtre aurait été utilisé pour écrire les runes. En effet, l’étymologie du mot “Buchstabe” qui signifie “lettre” en allemand ferait références aux termes “Buch” pour livre et “Stab” désignant “bâton”.

Du côté de la médecine traditionnelle, le hêtre a toujours été connu pour ses propriétés curatives exceptionnelles.

De mémoire d’homme, son bois était carbonisé pour obtenir un charbon bactéricide et potentiellement antituberculeux.

Dans la phytothérapie et l’herboristerie de l’époque, la faîne, fruit du hêtre, était également intégrée dans ses usages médicaux. Bouillie ou écrasée, elle fournissait un beurre aux propriétés vermifuges et parasiticides.

Riche en lipides, en glucides et contenant 40 % de matières grasses, la faîne était aussi pressée pour obtenir une huile alimentaire non rancissant et utilisée pour l'éclairage.

Le cambium, écorce interne ou seconde du hêtre, était pour sa part transformé en farine et consommé sous forme de bouillie ou de pain. Dans certaines campagnes européennes, cette couche faisait partie des aliments de survie, comestibles en temps de modicité.

En mythologie grecque, la passionnante histoire du hêtre remonte à des milliers d’années. Utilisé en gemmothérapie pour soulager les problèmes rénaux, il était associé aux divinités féminines, comme Héra, déesse du mariage et de la fécondité, épouse de Zeus.

Dans la culture celtique, les hêtres occupaient et continuent d’occuper une place de choix. Tout comme le bouleau, un arbre forestier à feuilles caduques, ils sont une des 4 essences cardinales et leur date correspond à celle de la célébration de la fin de la nuit, le 22 décembre, moment où les jours commencent à se rallonger.

Bien que son historique et ses origines présentent quelques zones d’ombres, le pouvoir curatif du hêtre a toujours été reconnu tout au long des civilisations et l’herboristerie moderne a su préserver ce savoir-faire d’antan, afin de proposer une alternative naturelle et efficace au traitement de certains maux physiques et psychiques.

Description botanique du hêtre

Le hêtre commun, aussi appelé fayard ou fouteau, est un arbre majestueux à écorce lisse et gris-clair que l’on retrouve dans les forêts tempérées caducifoliées d'Europe.

Sur des sols de bonne structure et de grande fertilité, cette essence peut facilement atteindre les 40 mètres de hauteur et 2 à 6 mètres de circonférence pour des sujets centenaires.

Bien qu’ils soient généralement peu exigeants quant à la nature du sol, les hêtres communs raffolent des terrains calcaires ou faiblement acides. Ils sont principalement présents en plaine et moyenne montagne et peuvent s’accommoder aux sols superficiels.

Capables de former des hêtraies pures (peuplement exclusif des hêtres) grâce à leur capacité de buissonnement, ils peuvent aussi s’associer à d'autres taxons des forêts feuillues, comme le Chêne rouvre, par exemple.

En forêts mixtes, le hêtre se dispute la terre avec des espèces comme le Sapin pectiné ou l'Épicéa commun. Il fait partie des principales essences constitutives des forêts tempérées et humides de plusieurs pays du vieux continent. On le croise dans le bassin parisien, à l’Ouest, à l’Est et au nord de la France.

Entre autres caractéristiques botaniques, les fouteaux se distinguent par leur incapacité à s'autoélaguer. Résultat : on observe souvent, sur la partie inférieure du tronc, une persistance des anciennes branches formant un angle aigu avec le fût et des trous subséquents aux chutes tardives et traumatiques de ces grosses branches.

En futaie (forêt où l’on conserve majoritairement les arbres destinés à atteindre leur pleine croissance), ils affichent une silhouette très harmonieuse : un buste long et svelte, déblayé de ses branches jusqu'à 15 à 20 mètres de hauteur et un houppier restreint avec des branches redressées à 60 ° et des rameaux plagiotropes (qui poussent à l'horizontale).

À l’inverse, lorsqu’ils sont isolés les uns des autres, les fouteaux développent un fût très court et l’ensemble des parties aériennes de l’arbre (branches, rameaux et feuillage) est haut et massif, pouvant couvrir 600 m2.

Malgré une espérance de vie relativement courte, comparée à celle d’autres essences de haute taille comme les châtaigniers et les tilleuls, les hêtres peuvent vivre jusqu’à 150 voire même plus de 200 ans.

Dans leur consistance naturelle, ils se décomposent en deux variétés remarquables et connues : le hêtre pourpre et le hêtre tortillard.

Les feuilles du hêtre pourpre, de couleur rouge violacé, sont lisses et présentent des franges ondulées. Alors que le hêtre tortillard, lui, est identifiable à son tronc et ses branches contournés.

Également utilisé comme ornement, le Fagus sylvatica se décompose aussi en une quarantaine de variétés horticoles, sélectionnées et développées par les horticulteurs.

Comme toutes les essences ambisexuées, il porte le sexe mâle et féminin sur des fleurs différentes. C’est un bio-indicateur dont le fruit, les feuilles et l’écorce sont comestibles.

La feuille de hêtre

Comment reconnaître la feuille de hêtre ?

En plus de sa forme ovale à obovale, de ses nervations pennées et de sa frange dentée, la feuille de hêtre est reconnaissable à son apparence brillante. De couleur verte pouvant virer vers une coloration cuivrée en autonome, ce sont des feuilles alternes, entières et simples, dont la longueur varie entre 6 à 10 centimètres et la largeur 4 à 7 centimètres. Elles sont raides au touché, avec une légère consistance du cuir.

La feuille de hêtre commun à une base cunéiforme, une extrémité pointue et 5 à 8 paires de nervures. Son pédoncule, sillonné, de 1 centimètre de long, se caractérise par un duvet dense de poils blancs.Contrairement aux feuilles de frêne, elles sont marcescentes. Ce qui signifie qu’à la saison de repos végétatif, elles fanent, se dessèchent mais restent attachées aux branches pendant une bonne partie de la période hivernale.

Pour distinguer la feuille de hêtre de celle du charme qui lui est très similaire, les botanistes disposent d’un moyen mnémotechnique humoristique qui sonne une charade : « Le charme d'Adam (à dents), c'est d'être (hêtre) à poils ».

Les différents bienfaits du hêtre

Bien qu’il soit principalement utilisé pour le bois qu’il fournit, le hêtre n’en est pas moins une essence reconnue pour ses nombreuses vertus thérapeutiques utilisée en herboristerie et phytothérapie depuis des millénaires.

Les propriétés de l'écorce de hêtre

L’écorce de hêtre présente des propriétés astringentes.

Dans la pharmacopée française, elle est employée comme un fébrifuge, afin de faire baisser la fièvre. Les herboristes la prescrivent en infusion, après l’avoir cueillie en février sur des rameaux de deux à trois ans d'âge et séchée.

La pelure du Fagus sylvatica peut aussi être carbonisée et utilisée sous forme de poudre dans la thérapeutique du rhumatisme, de la goutte, des hydropisies et des maladies cutanées persistantes, comme le psoriasis ou l’eczéma.

Administré oralement, ce charbon végétal est un puissant antiseptique intestinal, indiqué en cas de gastro-entérite ou de diarrhée.

C’est également une antisepsie et un anti-inflammatoire qui, utilisé en décoction, permet de désinfecter les plaies ou de soulager les démangeaisons et inflammations de la peau.

À raison des tanins qu’elle contient, l’écorce de hêtre affiche en outre des propriétés vermifuges, alliées contre les vers parasites de l’intestin.

Si vous allez la chercher vous-même en forêt, veillez à toujours prélever les écorces sur les branches et non sur le tronc. Idéalement, pour éviter de causer des dommages à l’arbre, préférez les branches fraîchement élaguées.

Les vertus des bourgeons de Hêtre

Les bourgeons de hêtre sont employés en herboristerie et en gemmothérapie.

Grâce à leur action dynamisante et régénérante, ces bourgeons agissent principalement sur les reins. Leurs principes actifs favorisent la sécrétion de l’urine et l’élimination des toxines présentent dans le sang (urée, acide urique, créatinine, cholestérol).

Avec l’activation des processus de nettoyage du corps qu’ils stimulent, les bourgeons de hêtre ont un effet positif dans la thérapie des problèmes articulaires subséquents à un excès d’acide urique. Chez les personnes victime de gouttes ou autre troubles liés aux articulations, la consommation de bourgeons de hêtre peut s’avérer bénéfique.

Chez les personnes souffrant de sclérose rénale ou de calculs rénaux, consommer des bourgeons de hêtre redonnent mobilité et réactivité.

Ils sont aussi réputés efficaces pour le rôle qu’ils jouent dans le renforcement du système immunitaire, le maintien d’une cholestérolémie normale et le soulagement de l’allergie printanière.

Ce remède, issu du savoir-faire médical ancestral lié à l’herboristerie, est administré par voie interne.

Autres indications thérapeutiques :

  • les inflammations récidivistes ;
  • la colibacillose ;
  • les maladies infectieuses

Les effets de la feuille de hêtre

La feuille de hêtre, tout comme les écorces du même arbre, contient des tanins qui lui confèrent des propriétés vermifuges. Prise en décoction, elle soulagerait les chocs moraux, les sensations de fatigue, les incompréhensions et la colère.

Au-delà de son pouvoir médicinal, la feuille de hêtre présente aussi des propriétés gustatives. Riche en lipides et en glucides, elle se consomme crue, en salade, ou cuite au beurre.Les faînes, quant à elles, riches des mêmes nutriments, peuvent être consommées sous leur forme brute ou grillées et utilisées comme garnitures de salades ou amuse-gueule en apéritifs.Pour la récolte des feuilles de hêtre, privilégiez la saison printanière, quand elles sont jeunes. Ainsi, vous pourrez les faire sécher pour les conserver plus longtemps.

Profiter des propriétés du hêtre

Vous l’aurez compris, en matière de vertus phytothérapeutiques, le hêtre a vraiment de quoi offrir et ses bienfaits ont toujours été exploités en herboristerie.

La décoction d'écorce de hêtre

Pour déparasiter votre organisme, vous pouvez profiter des propriétés vermifuges de l’écorce de hêtre en le consommant en infusion.

Ingrédients

  • Eau
  • 40 à 80 g par litre d’eau (correspond à quatre poignées de main).

Préparation

Une fois vos pelures de fouteau correctement lavées, mettez-les dans une casserole potable et rajoutez-y de l’eau. Portez ensuite le mélange à ébullition et laissez infuser pendant 30 min. Votre décoction est prête !

Consommation

Pour bénéficier des propriétés médicinales de l’écorce de hêtre, consommez votre infusion deux fois par jour, en raison de 1 verre matin 1 verre soir.

La tisane et la salade de feuille de hêtre

Comme souligné un peu plus haut, les jeunes pousses de hêtre sont comestibles. Vous pouvez les consommer crues pour avoir une saveur proche de celle du chou ou les cuire dans du beurre.

Il convient de noter que, en raison de leur capacité d’élimination, les feuilles de hêtre peuvent remédier à l’excès d’eau et de cellulite.

Leur activité sur l’hypophyse, une glande endocrine responsable de la sécrétion de plusieurs hormones, permet de mieux surveiller son appétit, notamment en cas d’adéphagie.

Pour la tisane de feuilles de hêtre :

Ingrédients

  • Eau bouillante
  • 10 à 20 g par litre d’eau (correspond à une poignée de main)

Préparation

La préparation de la tisane de feuilles de fayard est extrêmement simple. Dans un sachet adapté, ajoutez toutes vos feuilles et insérez-le dans votre récipient. Attendez ensuite 10 min de décoction pour que la tisane soit prête !

Consommation

Consommez ½ litre à 1 litre de votre tisane de feuilles de hêtre par jour, et ce, 10 jours par mois. Dès la fin de la première semaine, vous commencerez à ressentir ses nombreux bienfaits : soulagement intestinal et bien-être général.

Le macérât de bourgeon de hêtre

La macération des tissus embryonnaires du hêtre permet d’extraire tous ses principes actifs.

Ingrédients pour 1L de macérât concentré

  • 50g de bourgeons de hêtre frais
  • 1/3 d'Eau
  • 1/3 d'Alcool
  • 1/3 de Glycérine végétale

Pour ceux qui ne souhaitent pas fabriquer leurs macérat, il existe une version toute prête

Préparation

Mettez vos bourgeons de hêtre dans un bocal stérilisé et rajoutez les trois solvants ci-dessus. Fermez ensuite le bocal de façon à laisser passer un peu d’air. Gardez le mélange à température ambiante, à l’abri de la lumière, en prenant soin de le secouer doucement et constamment. Au bout de trois semaines, extrayez-le macérât en le filtrant et conservez-le dans un flacon avec pipette ou compte-gouttes. Ajoutez une étiquette et gardez loin de la lumière. Votre macérât est prêt à être utilisé.

Consommation

Pour une meilleure efficacité, prenez votre macérât 3 fois par jour en dehors des repas.

Pour la posologie d’un adulte : faites des cures de 3 semaines, en raison de 5 à 15 gouttes par jour pour le macérât concentré. Suivez cette cadence pendant 3 mois, en appliquant une interruption d'une semaine entre chaque mois.

Les contre-indications liées à la feuille de hêtre

En ce qui concerne les contre-indications inhérentes à l’utilisation du hêtre et de ses dérivés, celles-ci sont essentiellement liées à la consommation de ses fruits. En effet, les faînes sont connues pour être légèrement toxiques, du fait de la présence d’un principe appelé « fagine ».Ingurgitée en grande quantité, cette substance peut causer des nausées, des troubles intestinaux, des crampes, des diarrhées. Le hêtre est proscrit aux femmes enceintes et allaitantes, ainsi qu’aux enfants de moins de 3 ans.

Il est recommandé de l’employer à distance des médicaments, en cas de double traitement, et de respecter les doses.

Mot de la fin sur le hêtre

En plus de ses propriétés gustatives et à la faveur de ses nombreux usages thérapeutiques, le hêtre offre plusieurs alternatives de traitement intéressantes en herboristerie et phytothérapie. Pour renforcer les défenses immunitaires et débarrasser le sang de ses toxines, soulager les affections cutanées et apaiser notre esprit, il nous offre tour à tour ses bourgeons, son écorce et ses feuilles. Reconnu pour son action bénéfique sur les reins, il peut être dégusté sous sa forme naturelle, en décoction ou transformée en charbon végétal. Eu égard à ses vertus antiseptiques et anti-inflammatoires, le hêtre fait clairement partie des solutions organiques à privilégier pour juguler certains maux du quotidien.

Si vous souhaitez vous pencher davantage sur cette plante, n’hésitez pas à venir en boutique ou à nous téléphoner pour en parler avec notre équipe de naturopathes.

À bientôt sur le blog d’Herbonata !

Les indications données ici n’ont pas un but thérapeutique mais informatif. Elles s'appuient sur les usages traditionnels des plantes en herboristerie. Elles ne valent en aucun cas prescription médicale et ne peuvent se substituer à une ordonnance. Pour confirmer les usages de ce produit, veuillez prendre conseil auprès d’un professionnel de santé.

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