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La théorie des signatures

Définition, origine, place dans l'histoire de la théorie des signatures
La théorie des signatures

L’utilisation des plantes médicinales repose sur une expérience vieille de plusieurs millénaires et encore aujourd’hui nous ne connaissons pas encore tous les secrets et tous les bienfaits que la nature nous cache.

Aujourd’hui la science permet d’analyser de manière très ciblée les propriétés des plantes et cherche à expliquer leurs effets. Mais avant cela, et pendant très longtemps, les vertus des plantes étaient conférées en vertu d’une théorie très populaire, la théorie des signatures.

La théorie des signatures : qu’est-ce que c’est ?

La théorie des signatures, aussi appelé principe de signature repose sur le principe ou la croyance que l’apparence, l’allure des choses et notamment des plantes est censée traduire leur fonction. En résumé la forme d’une plante doit nous indiquer l’usage que l’on doit en faire.

D’où nous vient cette théorie ?

Cette théorie est très ancienne. Elle repose sur la croyance que la nature est une messagère traduisant la volonté divine. Nous n’aurions alors qu’à lire ce message pour l’interpréter. Ainsi chaque plante serait pensée dès sa conception avec une finalité et un but très précis qui doit nous être facilement intelligible. L’homme est sujet aux maux et à la maladie mais il peut trouver dans la nature tout ce qu’il lui faut pour guérir.

Cette théorie a ainsi traversé les âges et les époques et a trouvé son meilleur représentant en la personne de Paracelse. Ce médecin, philosophe mais aussi théologien laïc suisse formula d’ailleurs la théorie des signatures ainsi similia similibus curantur soit « les semblables soignent les semblables »

Quelques exemples de relation plantes organes

La théorie des signatures a donc assimilé pendant très longtemps des plantes à des organes particuliers, en fonction des points communs morphologiques ou des comparaisons que l’on pouvait faire. On peut compter ainsi de nombreux exemples tels que :

La noix et le cerveau : les cerneaux sont connus pour ressembler aux deux hémisphères du cerveau. La noix aurait donc une influence sur notre organe cérébral et sur son fonctionnement. Des études ont notamment souligné que la consommation de noix entrainait une augmentation du neurotransmetteur en charge de la régulation de l’humeur, de la dépression, de l’appétit et du sommeil : la sérotonine.

Pulmonaire officinale (Pulmonaria officinalis) et les poumons : la pulmonaire officinale est une petite plante dont les feuilles tachetées évoqueraient la forme des alvéoles pulmonaires. Les Anciens l’utilisaient de ce fait pour traiter les affections respiratoires et pulmonaires.

Sagittaria sagittifoli et les blessures causées par des flèches : la Sagittaire à feuilles en flèche est une plante herbacée qui, comme son nom l’indique possède de large feuille triangulaire en forme de flèche. Aujourd’hui plante ornementale, elle fut pendant très longtemps utilisée pour guérir les blessures et les plaies causées par des flèches.

À cela on peut encore ajouter d’autres assimilations très parlantes comme la tomate et le cœur, le céleri et les os, ou encore le gingembre et l’estomac.

La théorie des signatures aujourd’hui :

Bien que la théorie des signatures, dans sa forme originelle ait disparu du monde scientifique et rationnel, elle demeure cependant présente dans la culture et dans de nombreuses sociétés et ce, de nombreuses façons différentes. L’idée d’associer la forme à la fonction n’est pas quelque chose d’irrationnelle, et cela a su perdurer sous de nombreuses formes. En architecture Claude Nicolas Ledoux, architecte des Lumières donnait à ses bâtiments une forme permettant d’identifier immédiatement le métier des personnes qui y habitaient. La publicité aujourd’hui cherche à vous vendre un produit que vous ne connaissez pas, via l’image vous êtes censés vous rendre compte de la qualité du produit, la forme détermine alors le contenu. Dans la cuisine, on essaye même aujourd’hui de jouer là-dessus en créant des illusions d’optiques, des desserts à la pomme qui ressemblent fortement à si méprendre à une pomme.

En somme la théorie des signatures n’est pas la théorie farfelue décriée par nombre de scientifiques et médecins, mais plutôt un principe voire même un réflexe cognitif, un raccourci cherchant à assimiler ce que l’on connaît à ce que l’on voit. 

Le mot de la fin

En définitive la théorie des signatures fut une méthodologie médicinale historique qui  ne doit pas être regardée avec mépris mais reconnue à sa juste place, certes aujourd’hui dépassée mais indispensable dans le processus d’évolution pour arriver jusqu’aux théories actuelles.