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Les grandes figures de l’herboristerie

Dioscoride, Hildegarde, Von Linné et Leclerc
Les grandes figures de l’herboristerie

- Sommaire -

• Discoride

• Hildegarde

• Von Linné

• Leclerc

 

L'herboristerie est une science ancienne qui s'est, tout comme la médecine moderne, construite autour de têtes pensantes. En effet, certaines grandes figures de l’herboristerie ont largement participé à collecter les informations et à faire avancer la médecine par les plantes et à la populariser.

Pratique ancestrale réapparue en 1803, cette médecine traditionnelle est de nos jours reconnus par l’État français. L’herboristerie est marquée par l’histoire des herboristes et des apothicaires mais aussi par celle de la médecine qui viendra sans aucun doute impacter le système médical de l’époque.

Plusieurs individus sont considérés comme des “grandes figures de l’herboristerie”. Nous vous les présentons.

 

Dioscoride l'un des pères de l'herboristerie

Dioscoride est probablement l’herboriste le plus populaire et le plus réputé qui soit. À l’origine de nombreuses découvertes, il a été l’un des premiers à contribuer à l’essor de l’herboristerie dans le monde antique.

 

 

L'histoire de Dioscoride

Il n’existe pas de trace physique de la vie de Dioscoride. Mais d’après les écrits de médecins Grecs du IIème siècle Dioscoride serait né vers l’an 40 après J-C à Anazarbus, ville de Cilicie (ancienne province romaine).  Comme pour sa date de naissance, la date de sa mort n’est pas officiellement connue. Selon les écrits historiques et selon les spécialistes, Dioscoride serait mort vers l’an 90 après J-C.

Dès son plus jeune âge, les histoires racontent que le futur herboriste aurait voué un intérêt particulier pour la discipline médicale. Le médecin a d’ailleurs étudié cette discipline dans des villes respectées par leurs savoirs : Alexandrie et Athènes. À la suite de ses études, il partira vers une autre ville reconnue pour sa richesse culturelle : Rome. Il y deviendra médecin militaire. Ce statut de médecin et militaire lui permit de traverser différentes parties de l’Europe avec les légions romaines de 54 à 68 ap. J. C.

Grâce aux multiples expéditions qu’il aurait effectuées, il aurait recueilli une riche collection de plantes et d'observations. Selon les dires de nombreux écrits, il se pourrait même que ces campagnes militaires aient été un moyen pour Dioscoride de récolter les plantes médicinales, les préparer et les vendre. À l’époque, on appelait les personnes qui exploitaient les propriétés des plantes de deux façons :

• “coupeur de racine”, qui deviendra l’herboriste

• “pharmacopole”, celui-ci deviendra l’apothicaire ou “le vendeur de drogue”.

 

En réalité, ces 2 métiers étaient intimement liés puisque l’herboriste se chargeait de la cueillette des plantes qu'il remettait au pharmacopole qui avait la responsabilité de la composition des remèdes et de la vente.

Principale référence en botanique médicale pendant près de quinze siècles, Dioscoride est pour les spécialistes de la médecine la personne qui va transformer les pharmacopoles (apothicaire détenteur de droguerie) en pharmacies à l’aide de son ouvrage « De Materia Mediac ». Dedans, il y décrit l’utilisation médicale des végétaux, animaux et minéraux.

En effet, à l’époque seuls les médecins étaient autorisés et avaient la légitimité de préparer les médicaments des malades. Pour cela, ils devaient se fournir auprès d’herboristes pour les plantes médicinales, et d’apothicaire pour acheter des produits chimiques.

 

L'apport de Dioscoride à l'herboristerie

En s’appuyant sur ses voyages et missions militaires, Dioscoride écrit vers l’an 60 après J.-C l'ouvrage de botanique plus connu sous son nom latin : "DE Materia Medica".

Cet ouvrage, à l’origine de la transformation des pharmacopoles en pharmacies, influencera de manière notable l'histoire de la médecine et de l’herboristerie. Il y décrit notamment l'utilisation médicale de plus de 1 600 produits.

Véritable encyclopédie médicale de l’époque, il s’efforce de donner le nom populaire de chaque espèce et produit avec leurs synonymes en plusieurs langues telles que le latin, le grec, l’égyptien, le perse, le syrien ou encore l’espagnol. Il indique brièvement leurs vertus et comment les récolter. Son travail est d’autant plus remarquable qu’il tente de donner, lorsqu'il le peut, la distribution géographique de chaque produit.

Mais ce n’est pas la seule raison pour laquelle l'œuvre majeure de Dioscoride est admirable. Elle l’est aussi parce qu’il y cite ses propres essais ou ceux de soldats de Néron.

Preuve de l’efficacité de ces mélanges issus de ses compétences en herboristerie, une quarantaine de remèdes mentionnés dans cet ouvrage figurent toujours dans la pharmacopée moderne.

Dans les siècles suivants, ce recueil de savoirs sera considérablement recopié. Il servira de base et sera amené à recevoir des ajouts réguliers au fur et à mesure des découvertes.

Découvert à Istanbul en 1560 et conservé à ce jour à Vienne, la plus ancienne copie de cette œuvre date probablement de l’an 512 ou 513. Cet ouvrage fut très utilisé au moyen Âge dans sa traduction latine du VIe siècle. Par la suite, il continuera de faire l'objet de nombreuses éditions à travers les siècles.

Il faudra attendre jusqu’au XVIe siècle pour qu’une étude plus exacte des plantes soit réalisée. Les études de la botanique et la médecine connaissent ainsi une véritable renaissance. Une renaissance qui reste grandement basée sur le savoir de l'auteur et médecin militaire grec Dioscoride.

 

Hildegarde Von Bingen le docteur de l'Eglise

Hildegarde est une religieuse allemande ayant elle aussi permis de grandes avancées dans le monde de l’herboristerie. Elle est l’une des premières femmes à mettre en avant les bienfaits des plantes ET des minéraux.

 

 

L'histoire de Hildegarde Von Bingen

Hildegarde de Bingen où Hildegard von Bingen en allemand, est née en 1098 à Bermersheim vor der Höhe près d'Alzey en Allemagne et meurt le 17 septembre 1179 à abbaye de Rupertsberg (Allemagne). Religieuse bénédictine, compositrice et femme de lettres franconienne, sainte de l'Église catholique du XIIème siècle. Elle sera reconnue comme Docteur de l'Église en 2012.

Enfant d'une famille nombreuse noble, Hildegarde naît dans des conditions relativement favorables. Très vite, elle est intéressée par la religion et se dit touchée par des apparences mystiques. Hildegarde affirme en effet avoir été touchée par ces phénomènes dès son troisième anniversaire par une lumière qui « bouleversa son âme ».

A l’âge de huit ans elle décide de rentrer au couvent des Bénédictines de Disibodenberg pour y être instruite sous la responsabilité de l’abbesse Jutta de Sponheim.

Elle recevra son voile monastique dans l’année de son quinzième anniversaire après avoir prononcé ses vœux perpétuels. Après la mort de sa tutrice (Jutta), Hildegarde est élue abbesse de Disibodenderg à 38 ans.

Cependant, elle n’a encore jamais fait part de ses visions à qui que ce soit. C’est à l’âge de 43 ans qu’elle décide de répertorier dans un manuscrit qu’elle appelera” Scivias” l’ensemble de ce qu’elle voit.

En l’an 1147, Hildegarde décide de fonder l’abbaye de Rupertsberg et expose son manuscrit à d’autres religieux. Encouragée par le pape Eugène III, Hildegarde poursuit la rédaction de ses visions et achève son œuvre Scivias en 1151.

Elle continuera son activité littéraire par la rédaction de plusieurs œuvres et fondera une deuxième abbaye, l’abbaye d’Eibingen.

Considérée comme médecin et naturaliste par ses pairs, Hildegarde est alors la première naturaliste d’Allemagne.  Ses dons de voyance et de guérisseuse en fait l’un des personnages les plus réputés de son époque.

 

L'apport de Hildegarde Von Bingen à l'herboristerie

La réputation et les connaissances d’Hildegarde sont dues à son dévouement pour son travail. Elle n’hésite pas à combiner des éléments savants issus de grands auteurs avec ses expériences ou visions.  C’est d’ailleurs en rédigeant des ouvrages sur le thème de la médecine comme Liber vitae meritorum entre 1158 et 1163 et le Liber divinorum operum entre 1163 et 1174 qu’elle acquiert sa renommée de docteure.

Dans son œuvre Liber divinorum Hildegarde décrit la théologie et la philosophie naturelle. Elle y expose ses idées sur ses visions cosmiques, l'organisation de l'univers et la nature de l'Homme.

Ce récit est marqué par sa vision naturaliste et sa volonté d’exploiter les ressources naturelles dans un but thérapeutique et médical. Elle y énumère plusieurs espèces de plantes et indique comment obtenir des remèdes à partir de ces végétaux ou animaux.

A noter que l’ensemble des travaux d’Hildegarde est compilé dans le manuscrit connu sous le nom de Riesencodex. Ses travaux ont été rassemblés vers l’an 1200 en fin de vie d’Hildegarde par ses secrétaires Volmar de Disibodenberg et Guibert de Gembloux. Il s’agit d’une véritable encyclopédie de l’époque qui a été conservée à l’abbaye de Rupertsberg.

Le Riesencodex fait référence tant à l'histoire de la médecine populaire qu'à l'histoire des sciences naturelle. Hildegarde détaille tout ce que la nature peut offrir en matière des traitements par des herbes médicinales mais aussi des minéraux.

Aujourd’hui conservé à la bibliothèque du Land de Hesse, il n'est pas accessible au public pour des raisons de conservation mais peut toutefois être consulté en version électronique.

 

Carl Von Linné le scientifique de la nature

Carl Von Linné fait incontestablement partie des grandes figures de l’herboristerie et de la phytothérapie.

C’est cet homme qui est à la base du système de classification des plantes.

 

 

L'histoire de Carl Von Linné

Carl Linnæus, puis Carl von Linné, est né le 23 mai 1707 en Suède à Råshult et meurt le 10 janvier 1778 à Uppsala au nord de Stockholm.

Naturaliste suédois de renom, il consacre sa vie à nommer les objets et les êtres vivants pour poser les bases du système moderne de la botanique binominale./Avec un paternel passionné des plantes, c’est tout naturellement que Carl devient rapidement un passionné de botanique, permettant à celui-ci de tenir son propre jardin dès l’âge de 5 ans.

Toutefois, son père et grand-père sont pasteurs. Dès lors, la destinée du jeune homme Carl von Linné devait déjà toute tracée : devenir pasteur.

Mais...pendant son enfance, il n’aime guère les études et la vocation religieuse. Il préfère cultiver et développer sa passion pour les plantes et la la nature. Ses camarades le surnomment même « le petit botaniste ».

En 1727, Carl von Linné se familiarise avec la médecine à l’université de Lund avant d’intégrer la prestigieuse université d’Uppsala en 1728. À cette époque, les études dans le médical de cette école avaient un programme important sur la botanique, de quoi réjouir le futur créateur du système de classification des plantes.

Arrivé à Uppsala sans économie, il se fait remarquer et est pris en charge par Olof Celsius (1670-1756) qui lui présente Olof Rudbeck le Jeune (1660-1740) médecin naturaliste. Ce dernier décide d’engager le jeune étudiant universitaire comme tuteur de ses fils et lui permet d’accéder à sa bibliothèque. Il poursuit ses études dans plusieurs universités prestigieuses et s’attèle à voyager dans plusieurs pays tels que les Pays-Bas, la Laponie ou encore la France pour accroître ses connaissances scientifiques.

C’est en 1741 et après son retour en Suède que Carl von Linné obtient la chaire de médecine et de botanique à l’université d’Uppsala. Il devient enseignant et médecin de la famille royale de Suède qui, en 1761, finit par l’anoblir pour service rendu.

 

L'apport de Carl Von Linné à l'herboristerie

Considérant que la connaissance scientifique nécessite de nommer les choses, il dédie sa vie à répertorier, nommer et classer de manière systématique l'essentiel des espèces vivantes connues à son époque en s'appuyant sur ses voyages et observations.

Son ouvrage référence est sans aucun doute Systema Naturæ (système de la Nature) qui connaît de nombreuses copies et rééditions. Parti d’une brochure de dix pages, son œuvre devient un ouvrage de plusieurs volumes au fur et à mesure des voyages et des végétaux ou animaux qu’il cueille ou reçoit de ses apprentis.

C’est avec la dixième édition de son œuvre en 1758, que Carl von Linné généralise le système de nomenclature binominale. Grâce à des classifications et des terminologies définies, il apporte au monde scientifique et botanique un langage commun.

Plus précisément, ce système permet de désigner n’importe quelle espèce du monde vivant de manière scientifique par un nom binominal.

Ce nom binominal se compose alors d'un nom de genre et d'une épithète spécifique. Il est généralement suivi du nom de l'auteur (ou les auteurs) ayant décrit et nommé pour la première fois l'espèce.

Exemple : Homo sapiens Linné, 1758.

Réputé pour son apport scientifique et par la qualité de l’enseignement qu’il délivre, de nombreux naturalistes et herboristes viennent assister à ses cours. L’apprentissage et le partage de sa méthode contribuent à la progression et au développement des connaissances relatives à la faune et la flore à travers le monde.

 

Henri Leclerc un grand phytothérapeute

On parle là d’un “phytothérapeute exceptionnel”. Beaucoup le décrivent comme l’un des maîtres de la phytothérapie des temps modernes.

À l’origine de plusieurs œuvres mêlant l’art de la science à son humour, Henri a fait accomplir d’immenses progrès à la phytothérapie et à la connaissance que nous avions de la phytothérapie.

 

 

L'histoire d'Henri Leclerc

Médecin et écrivain français spécialiste des plantes médicinales, Henri Leclerc est né le 5 octobre 1870 à Paris, et y décédera le 15 mars 1955.

Il est reconnu par son utilisation des plantes pour concevoir des recettes de botanique médicale issues d’ouvrages anciens. Médecin à Paris en 1908, Henri publie de nombreux articles et observations qui le conduiront à publier son livre : Précis de phytothérapie 1922.

Leclerc devient par sa spécialisation botanique et ses écrits, l’inventeur du mot  phytothérapie.

Anecdote : en 1899, il épousa Marie Foucher, fille du propriétaire de la célèbre chocolaterie Foucher./Henri est un remarquable historien lorsqu’il s’agit de parler sur les sujets qui font référence aux simples ou plus communément aux savants de la médecine botanique et à la phytothérapie.

Souhaitant partager ses nombreuses connaissances, il fonde en 1937 la revue de phytothérapie. Henri assoit sa notoriété à travers plusieurs éditions et ouvrages scientifiques tels que les épices plates condimentaires de la France et des colonies et la réédition de sa principale œuvre : Précis de phytothérapie.

 

 

L'apport d' Henri Leclerc à l'herboristerie

Pour les herboristes, les travaux entrepris par Henri Leclerc ont un apport considérable. En introduisant le terme phytothérapie avec son œuvre Précis de phytothérapie puis par la création d’une revue spécifique à cette discipline. Il démontre le bienfait d’utiliser les plantes à des fins médicinales. Le médecin Allemand Rudolf Fritz Weiss le considère même comme le pionnier des traitements thérapeutiques issus d'extraits de plantes et d’actifs naturels.

Concernant son œuvre phare, “Précis de phytothérapie”, il l’a conçu surtout pour distiller et mettre à plat toutes les connaissances qui grouillent dans sa tête. Cette œuvre guide les lecteurs et les aident à mieux comprendre et connaître cette discipline qu’est la phytothérapie autrement dit, l’art d’employer les plantes médicinales, leurs propriétés préventives et curatives.

Conjuguant les traditions médicales des siècles passés qu’il étudie et celles de son époque. Il décrit ses observations personnelles, les principes de la biochimie active, et fait découvrir ses voyages aux lecteurs au gré de ses cueillettes dans l'univers des plantes et de leurs vertus thérapeutiques. Pour une meilleure compréhension, il segmente les plantes en différentes familles en fonction de leurs propriétés pharmacologiques (diurétiques, cardio-vasculaires, stimulantes, vermifuges, antispasmodiques...).

On constate que les précisions de ses travaux auront un impact considérable sur le développement de la médecine actuelle.

Pourquoi ?

Parce que la pharmacologie reconnaîtra alors l'action bénéfique de certaines plantes et s'attachera à développer le principe d’extraction actif ou plus communément le « principe actif » de ces plantes.

Aujourd’hui encore, la phytothérapie est très présente dans la pharmacologie actuelle pour créer et développer des remèdes ou des produits répondant aux besoins d’une clientèle à la recherche de « médecine douce ».

L’histoire de l’herboristerie est, sans nul doute, marquée par les travaux de ces 4 figures qui ont joué un rôle prépondérant dans l’essor de de la popularité de l’herboristerie dans les 4 coins du monde et plus particulièrement en Europe.

De Dioscoride à Henri Leclerc tous ont consacré leur vie à étudier les plantes, les nommer et partager leurs œuvres afin de garantir la santé des populations.

Perçue comme de la magie il y a des siècles, l’herboristerie est reconnue scientifiquement. Ces recherches ont abouti au développement de la médecine douce et celui de la pharmacologie.

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