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Les propriétés thérapeutiques du quinquina

L'écorce de quinquina pour protéger l'organisme
Les propriétés thérapeutiques du quinquina

Petit arbuste originaire d’équateur, le Quinquina est connu pour son vin à base d’écorce de la plantes et d’autres végétaux. Toutefois, au-delà d’être un apéritif, le Quinquina est une plante médicinale que l’on retrouve en herboristerie pour les vertus thérapeutiques qu’elle a sur notre corps.

Présentation de quinquina

Inscrite comme plante médicinale dans la liste A de la pharmacopée, le Quinquina est une plante chargée d’histoire.

Histoire et utilisation traditionnelle du quinquina

De son nom scientifique, Cinchona officinalis, les vertus médicinales de l’arbuste Quinquina auraient été découvertes par les tribus indigènes du Pérou il y a plusieurs siècles. Originellement, ces peuples consommaient son écorce qu’ils appelaient le médicament “Kina-Kina” qui signifie “écorce des écorces” et qui permettait de soulager des maux comme la fièvre.

L’histoire veut que ce soit les Jésuites qui, vers 1635, aient propagé cet arbuste et son utilisation médicale à travers l’Europe. Il est aussi dit que les Jésuites auraient démocratisé l’utilisation de cette plante en vantant les bienfaits de sa poudre miraculeuse et en la vendant à des prix relativement élevés.

C’est en 1738 que la dénomination scientifique Cinchona officinalis est donnée à l’arbuste. Pour attribuer ce nom, Carl Von Linné ce serait basé sur les descriptions faîte de cette plante dans le mémoire “L’Arbre du Quinquina” publié par l’explorateur et scientifique français La Condamine.

Pour ce qui est de l’étymologie du terme “Quinquina”, il faut remonter au 17ème siècle, quelques années avant que la dénomination officielle de l’arbuste soit donnée par Linné. Sebastiano Bado fut le premier à utiliser le terme Quinquina pour désigner l’arbuste désigné par le terme “kinakina” en langue Quéchua. D’ailleurs, il a été prouvé que le kinakina ne faisait pas référence au Quinquina mais à une autre plante : le Myroxylon Peruiferum.

Cependant, de l’autre côté du continent européen, là où la plante trouve ses origines, le nom vernaculaire du Quinquina est “Uritusinga” pour les Équatoriens.

Bien que les peuples indigènes d’Amérique du Sud aient découvert les propriétés fébrifuges de cette plante il y a bien longtemps, il faudra attendre 1820 pour, qu’en Europe, les médecins reconnaissent les vertus de ce végétal et découvre son principe actif clé : la quinine.

Parallèlement, des poètes se mettent à écrire des fables et des poèmes témoignant des bienfaits miraculeux du Quinquina sur le paludisme et les fièvres. Parmi ces conteurs d’histoires, on retrouve La Fontaine qui, en 1682, partagera son poème du Quinquina dans lequel il vulgarise et politise l’utilisation de la substance végétale.

Au fil du temps, l’utilisation du Quinquina s’étend à travers l’Europe et vers la fin du 19ème siècle, les premières plantations de l’arbuste originaire du Nouveau Monde voient le jour. Dans un premier temps, ce sont les Anglais et les Hollandais qui, pour répondre à la forte demande de ce fébrifuge naturelle, développent des cultures dans leurs colonies.

  • Les Anglais cultivent dans le Commonwealth et principalement en Inde et à Java
  • Les Hollandais ayant colonisé les Indes orientales font de même et commencent à cultiver le Quinquina pour l’exporter en Europe.

Lors de la Seconde Guerre mondiale et avec la volonté d’indépendance des états colonisés, les cultures finissent par être détruites empêchant l’approvisionnement massif du fébrifuge en Europe.

Finalement, avec le développement des médicaments chimique, le Quinquina disparaît totalement jusqu’à aujourd’hui…

Avec le regain de popularité de la médecine traditionnelle et de la médecine par les plantes, le Quinquina refait surface et de plus en plus d’herboristeries proposent cette plante bénéfique pour la santé.

L’histoire de cet arbuste témoigne parfaitement de l’évolution de la médecine moderne. Malgré des efforts importants, la médecine de synthèse a, dès le 20ème siècle, remplacé l’usage des plantes et mis sur le banc la médecine traditionnelle.

De nos jours, le Quinquina est de plus en plus employé dans la pharmacopée traditionnelle pour ses propriétés :

  • tonifiantes
  • fortifiantes
  • fébrifuges
  • cicatrisantes

Description botanique du quinquina

Le Cinchona officinalis est un arbuste -qui peut être considéré comme un petit arbre pouvant atteindre jusqu’à 6 mètres de hauteur et originaire d’Amérique du Sud. Cette plante appartient à la famille des Rubiacées et est principalement exploitée pour son écorce contenant son principe actif : la quinine, un fébrifuge et antipaludéen naturel extrêmement efficace.

Attention ! Le terme Quinquina est aussi bien utilisé pour désigner l’arbre que pour désigner son écorce aussi appelée écorce brune du Pérou.

On retrouve cette plante dans la cordillère des Andes où elle pousse entre 1800 et 3000 mètres, dans les forêts d’altitude.

Ses feuilles sont décussées et ont une forme plus ou moins ovale. Le Quinquina est une plante sempervirente, c’est-à-dire que ses feuilles s’épanouissent tout au long de l’année.

Les fleurs du Quinquina sont des grappes roses ou blanches qui font leur apparition au début de l’été.

Consommée en tant que médicament, il est aussi possible de faire du vin très apprécié lors des apéritifs !

Les vertus du quinquina

Face à de nombreux maux, l’usage de Quinquina offre bien des avantages. Cette plante est une véritable alternative naturelle aux médicaments de synthèse en offrant de nombreuses propriétés médicinales.

Les pouvoirs antigrippaux du quinquina

Si le Quinquina est appelé “plante à fièvre”, c’est notamment parce qu’il s’avère être un excellent remède contre le paludisme.

Le principe actif propre à cette plante, la quinine, lui confère ses vertus fébrifuges. Un fébrifuge étant un remède qui permet de supprimer ou diminuer la fièvre.

La quinine est une substance extraite de l’écorce de l’arbuste Quinquina et reste un traitement majeur pour lutter contre le Paludisme, maladie infectieuse transmise par le moustique.

Bien que le paludisme ne sévisse plus en Europe, il reste présent dans des continents comme l’Afrique. Dès lors, la consommation de Quinquina s’avère être un des meilleurs remèdes en vue de lutter contre la maladie qui, rappelons-le, provoque le décès de près de 400 000 personnes chaque année.

En usage interne, cette plante aide à lutter contre les états grippaux et apporte une action tonique pour regagner des forces lorsque vous êtes en convalescence ou dans un état post-grippal.

Consommée sous en vin, en médicament de synthèse ou sous sa forme naturelle, le Quinquina est un baume compétent pour lutter contre :

  • La fatigue provoquée par la grippe (asthénie grippale)
  • les états de fièvre
  • le paludisme

Cette plante soulage aussi l'ensemble de la sphère digestive

Pour profiter de ces propriétés vous pouvez également vous tourner vers notres tisane Hiver herbonata.

Les vertus antalgiques du quinquina

Un antalgique est un procédé permettant de diminuer la douleur en obtenant un phénomène d’analgésie.

Le Quinquina est un antalgique naturel qui, par ses propriétés anti-inflammatoires, soulage les crampes musculaires et les courbatures.

Consommée, son écorce régule la quantité de graisse dans le sang et joue un rôle de modérateur cardiaque. La présence de quinine diminue l’excitabilité du cœur tout en favorisant la conductibilité cardiaque et la contractilité myocardique (force de contraction du cœur).

Les propriétés de régulateur cardiaque du Quinquina ont été découvertes en 1749 par Jean-Baptiste de Sénac, chimiste et médecin français qui remarque les effets que provoque l’injection de quinine sur les palpitations cardiaques.

En revanche, la quinine peut avoir des effets secondaires néfastes et toxiques sur le système nerveux. C’est pourquoi sa consommation doit être effectuée sur prescription d’un professionnel de santé (naturopathe ou médecin).

La quinine : un puissant principe actif

C’est, en partie, pour sa teneur en quinine que le Quinquina est une plante appréciée par les herboristes et largement utilisée en médecine traditionnelle.

La quinine est un alcaloïde naturel avec des propriétés :

  • antipyrétiques
  • analgésiques
  • antipaludiques

Extrait du Quinquina et, plus précisément, de son écorce, cette substance végétale est considérée comme un “médicament essentiel” par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé).

Certaines molécules de synthèse sont issues de la Quinine. On retrouve notamment :

  • La chloroquine
  • La quinacrine
  • La primaquine

Mal employée, la quinine peut avoir des effets secondaires graves sur la santé. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles les molécules de synthèse citées ci-dessus ont été créées.

Quels sont les risques d’un surdosage de quinine ?

  • La quinine peut provoquer le cinchonisme : effet indésirable liée à une surdose de quinine
  • elle peut causer une thrombopénie : anomalie de la quantité de “plaquettes” dans le sang pouvant provoquer des hémorragies
  • elle peut aussi être à l’origine d’une microangiopathie thrombotique : une atteinte des vaisseaux sanguins pouvant entraîner des défaillances d’organes

L'utilisation du quinquina comme soin capillaire

Finalement, le quinquina peut aussi s’utiliser en usage externe. Cet arbuste se retrouve la plupart du temps en henné ou en shampoing.

Par son effet fortifiant et stimulant, il rend les cheveux moins cassants et réduit les phénomènes d’irritations du cuir chevelu pouvant être causés par le stress ou la fatigue.

Le quinquina rouge est l’espèce la plus en vogue pour cette forme d’utilisation. En plus de ses propriétés fortifiantes, la présence de quinine dans cette plante fait d’elle un végétal pouvant diminuer la chute des cheveux en réparant le cuir chevelu.

Comment profiter des bienfaits du quinquina

Afin de profiter des bienfaits de la plante Quinquina, vous pouvez la consommer sous forme décoction ou de vin.

La décoction de quinquina

La décoction est une préparation qui consiste faire bouillir de l’eau et à y incorporer les plantes que vous désirez afin d’en extraire les principes actifs solubles.

Cette méthode est l’une des plus efficaces pour tirer pleinement parti des propriétés procurées par l’écorce de quinquina.

Avec cette recette, vous bénéficiez des vertus toniques, antalgiques, et anti grippes de la plante.

De plus, la préparation de ce remède est, contrairement aux produits vendus par des laboratoires reconnus, moins coûteuse. En optant pour la décoction de Quinquina, vous n’avez qu’à vous rendre en herboristerie pour acheter l’écorce de la plante.

Comment préparer une décoction de cette plante ?

Pour 1 litre d’eau, comptez environ 20 grammes d’écorces séchées.

La préparation de la décoction de quinquina est simple à réaliser. Il vous suffit de porter de l’eau à ébullition et y jeter les écorces. Une fois que l’eau est bien infusée, filtrez là. Votre décoction est prête.

Le vin de quinquina

Vous souhaitez apporter une touche d’originalité à votre apéritif ? Le vin de Quinquina est l’occasion de marier le plaisir de la boisson aux bienfaits de la plante.

Le vin de Quinquina était populaire durant la seconde moitié du 20ème siècle. Cette boisson est préparée à base d’une macération d’écorces additionnée aux plantes de votre choix. Généralement, le mélange se fait avec du cacao, du café, de la vanille et des épices.

Dans le cas où vous souhaiteriez préparer votre propre vin de quinquina, sa préparation est, comme la décoction, facile.

Pour réaliser le vin de quinquina et profiter des vertus de la plante il vous faut :

  • 1 litre de vin rouge
  • 100 g d’alcool à 45°
  • 10 g de café
  • 25 g d’écorce de Quinquina
  • 5 g de zeste d’orange
  • ½ gousse de vanille
  • 1 pincée de noix de muscade
  • 250 g de sucre

Préparation du vin de quinquina :

  • Laissez macérer les épices et la plante dans l’alcool pendant 7 jours
  • Au bout d’une semaine, faites tiédir le vin et le sucre dans une casserole en remuant sans arrêt puis versez l’alcool et le mélange de vin et de sucre dans un bocal
  • Laissez macérer de nouveau pendant 3 jours
  • Filtrez le mélange
  • Mettez votre vin de quinquina en bouteille

De façon à bénéficier des vertus médicinales naturelles qu’offre le Quinquina, il est conseillé de boire un verre de vin tous les 2 jours sur une durée de 1 mois.

Les précautions et contre-indications liées au quinquina

Comme de nombreuses plantes aux vertus thérapeutiques, la consommation de Quinquina est déconseillée chez les femmes enceintes ou allaitantes.

Les femmes sujettes à des règles abondantes doivent préférer d’autres plantes comme l’ortie.

L’écorce de Quinquina peut provoquer des réactions allergiques chez les personnes allergiques à la Quinine. Une réaction de la sorte se traduit par des diarrhées, des vertiges et des réactions cutanées.

Chez les personnes atteintes de troubles de la conduction intraventriculaire, la prise de Quinquina est déconseillée.

Si vous prenez des anticoagulants, pensez à consulter votre médecin avant de consommer du Quinquina.

Le mot de la fin sur le quinquina

Médicament naturel encore utilisé aujourd’hui pour lutter contre le paludisme, le Quinquina, plante originaire d’Amérique du Sud est un remède naturel pour faire face aux états grippaux et fiévreux.

Ses propriétés analgésiques et toniques font de cette plante une alternative intéressante pour toute personne souhaitant s’orienter vers la médecine par les plantes.

De plus, le Quinquina peut être utilisé en henné ou en shampoing en vue de soigner et nourrir le cuir chevelu.

Que ce soit sous la forme de vin, de décoction, de poudre ou de soin capillaire, le Quinquina est une plante aux nombreuses vertus, et ce, grâce à son principe actif : la Quinine.

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