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Tout savoir sur le lierre : plante nuisible ou utile ?

Le lierre et ses multiples bienfaits
Tout savoir sur le lierre : plante nuisible ou utile ?

Réputé pour lancer ses rameaux à l’assaut des façades, des arbres et du sol, le lierre - hedera helix ou terrestre – est une plante ligneuse, rampante ou grimpante. À la fois très commun et méconnu, il est souvent considéré comme une espèce « parasite ». Pourtant son parcours et ses usages médicaux à travers les siècles nous comptent le récit d’une plante dépolluante aux qualités curatives et décoratives hors du commun.

Vous voulez tout savoir sur le lierre ? Retour sur les caractéristiques botaniques, l’histoire et les vertus de ce serpent végétal.

Présentation du lierre

Le lierre est une liane arbustive très rustique et d’une vigueur exceptionnelle. D’origine tropicale, on le croise en Europe, en Asie Mineure et en Afrique.

Histoire et représentation culturelle du lierre

Du mot latin "Haerere" : « être attaché » et de nom scientifique "Hedera", le lierre – terrestre ou grimpant – a eu une forte symbolique au cours des âges.

En raison de sa grande vivacité, il était considéré comme le symbole de la vie et de la longévité dans plusieurs cultures antiques.

Les druides, membres de la classe sacerdotale des Celtes, avaient pour lui un profond respect et le considéraient comme l’emblème sacré de la force vitale et des énergies.

Lors des mariages druidiques, ils unissaient ainsi les poignets des nouveaux époux avec un rameau de lierre afin de pérenniser leur union.

Dans l’Égypte ancienne, le lierre qui peut vivre + de 500 ans symbolisait l'immortalité.

Porteur de légende en tout temps et en tout espace, son périple historique le situe également dans la mythologie grecque, où il aurait été stressé pour servir de couronne à Dionysos, dieu du vin, de la vie et de l’ivresse, afin de le protéger du courroux de son père, Zeus.

Des récits rapportent que, pour se prémunir des empoisonnements, les Grecs mettaient quelques feuilles de lierre dans leur boisson, au même titre que les Romains qui, sous la coupe de Bacchus, le pendant de Dionysos dans la mythologie romaine, utilisaient le lierre comme tampon pour se préserver des dangers de l'ébriété.

Le lierre, qui embrasse le sol et les arbres, était aussi représenté comme le signe de l’amitié et de l’amour constant.

Cette représentation végétale de l'attachement rappelait alors la condition moyenâgeuse de la femme qui étreint son conjoint en temps de joie et d’infortune, tel un lierre agrippé à son hôte et mourant souvent avec lui.

Du côté de la phytothérapie, on reconnaissait des propriétés médicinales au lierre. Dans certaines campagnes de l’antiquité, il était utilisé comme purgatif pour soulager les problèmes de constipation. On lui prêtait également le pouvoir de protéger des enchantements et des piqûres d'abeilles au moyen âge.

Dans la pharmacopée européenne, certains herboristes et guérisseurs lui conféraient des vertus vermifuges, fébrifuges et sudorifiques.

Et pour le cas spécifique du lierre terrestre, celui-ci, riche en tanin et en vitamine C, était recommandé dans la Grèce antique par Galien pour la thérapie des inflammations oculaires.

Les herboristes anglais, quant à eux, l’utilisaient pour traiter les tintements d'oreilles.

Description botanique du lierre

Plante tapissante, le lierre est une espèce de liane arborescente habituée des régions tempérées eurasiatiques de l'hémisphère nord.

Appartenant à la famille des araliacées, il se décompose en à peu près 11 espèces et une centaine de variétés et cultivars que l’on retrouve un peu partout en France.

Pouvant facilement atteindre 50 mètres de long et 15 mètres en hauteur, sa croissance, d’une rallonge annuelle de 0,5 à 1 mètre, est fortement aiguillonnée par les étés chauds et humides.

Les feuilles de lierre, dont la forme et la couleur varient suivant les variétés, sont majoritairement à limbes persistants vert foncé, coriaces et alternes. Composées de cinq pétales, elles sont, selon les espèces, de couleur unique, panachées de vert blanc crème ou de vert jaunâtre et tombent généralement au cours de leur sixième année.

Peu difficile quant à la nature du sol, le lierre pousse sur les terrains légers, frais ou même calcaires. Il est également peu exigeant à propos des expositions et s’accommode des orientations ensoleillées, mi-ombre ou ombre. Sous tous les climats, il prospère !

Les baies de lierre, de couleur noire bleutée ou jaunâtre, groupées en ombelle sont toxiques, comme toutes les autres parties de la liane.

Qu’est-ce que le lierre terrestre ? Très répandu dans les sous-bois humides, le lierre terrestre ou Glechoma hederacea est une liane rampante. Contrairement à l’hedera helix ou lierre grimpant, il ne dépasse pas les 15 centimètres de hauteur et est nettement plus apprécié pour son pouvoir curatif.

Une réputation de "bourreau des arbres" justifiée ?

Aussi commun qu’il puisse paraître, l’hedera est en réalité assez méconnu. À travers les civilisations, on lui a taillé (à tort) une réputation peu reluisante.

Les reproches des Anciens envers le lierre

Dès l’antiquité, de nombreux auteurs l’affublaient de toutes sortes de reproches. D’abord accusé d’étouffer et faire les arbres, il sera ensuite tenu responsable de la ruine des cimetières : une étiquette qui le suivra longtemps jusqu’au moyen âge.

Une plante nocive aux autres plantes ?

Parfois perçu comme une liane « tueuse de plantes », le lierre est, contrairement à ce stéréotype tenace, un facteur de biodiversité.

À la différence des plantes parasites comme le gui et le santal, il se sert uniquement de son hôte comme d’un support, sans jamais inhiber son développement.

Munies de petits crampons, ses racines aériennes ne sont faites que pour s'agripper sans extraire de nutriments.

Alors le lierre ne se nourrit pas ?

NON !

Simplement, cette fonction nutritive est assurée par les racines souterraines.

Si les arbres supports meurent généralement avant le lierre, ce n’est assurément pas du fait d’une strangulation, mais bien parce que ces lianes arbustives ont une espérance de vie pouvant aller d’une simple centaine d’années à 1 000 ans.

Aussi longtemps que la plante support est en vie, le lierre se développera au gré des celui du tronc et des branches de cette dernière.

De même, bien que la floraison automnale du lierre soit abondante et constitue une ressource considérable de nectar et de pollen pour les abeilles et autres insectes pollinisateurs, cela ne crée absolument aucune concurrence sur la pollinisation. Les auxiliaires du jardin sachant reconnaître les différentes fleurs devant être pollinisées.

Le lierre : une plante aux multiples bienfaits

En tant que plante rampante ou grimpante, le lierre détient de nombreuses vertus.

En réalité une plante protectrice des autres arbres

Loin d’être pernicieuse, l’association du lierre avec l’arbre hôte produit un cercle vertueux.

Dans une certaine mesure, on pourrait même parler de symbiose. Puisque la plante support favorise la croissance de ses rameaux, l’hedera la lui rend bien en créant une couche protectrice sur son écorce avec ses feuilles.

Elle bénéficie ainsi d’un revêtement bio-végétal qui la protège contre les intempéries et bien d’autres attaques extérieures, telles que :

  • le gel
  • le feu
  • les agressions d’animaux
  • l’humidité
  • les champignons et autres parasites

Par ailleurs, se décomposant à un rythme différent de celui de l’arbre support, le lierre est une source de nutriments pour celui-ci.

Une plante reconnue pour ses qualités ornementales

De nos jours, le lierre est principalement utilisé à des fins esthétiques.

Plante tapissante, il permet, dans les lieux d’habitation, de garnir joliment un mur, de revêtir un arbre ou de recouvrir un sol.

Certaines variétés sont utilisées en topiaire, afin de créer des sculptures végétales.

D’autres, quant à elle, servent de couverture pour les endroits ombragés comme des pergolas.

Évidemment, l’utilisation esthétique du lierre n’est pas nuisible ; mais, en cas de cloison en terre, il est primordial de surveiller l'éclosion de grandes racines pouvant causer des fissures.

Le lierre est également déconseillé pour le revêtement du toit, car il peut soulever les tuiles.

Le lierre comme dépolluant

Outre ses qualités ornementales, le lierre fait partie, tout comme le phidenloron, le ficus ou l’anthurium, des plantes vertes assainissantes.

En intérieur : grâce à ses propriétés absorbantes, il est extrêmement efficace pour neutraliser certains composés organiques potentiellement cancérigènes contenus dans l'air, comme :

  • l’ammoniac
  • le formaldéhyde
  • le xylène
  • le benzène, un solvant présent dans les détergents, les peintures, la fumée de cigarette et les matières plastiques

Sur les murs d’habitations : le lierre protège de la poussière, du soleil et des intempéries. C’est également un excellent isolant thermique qui réduit les fluctuations de température de 0,5 à 2 °C en hiver comme en été.

Comme couvre-sol : son usage présente également un grand intérêt. Grâce à ses feuilles opaques et persistantes, il :

  • préserve l’humidité
  • entrave la poussée des mauvaises herbes
  • protège la pédofaune
  • prévient l'érosion des sols

Une utilisation médicinale du lierre

Grâce aux principes actifs, flavonoïdes, saponines, acides chlorogéniques et acides caféiques contenus dans son bois et son feuillage, le lierre est également une plante thérapeutique.

En médecine et en herboristerie, on lui attribue des propriétés :

  • spasmolytiques
  • expectorantes
  • fluidifiantes
  • antitussif

Une fois récoltées et séchées, on utilise ainsi les feuilles de lierre dans la composition de sirops, de décoctions ou de gélules de poudre destinés à soigner la toux, ou à en limiter les effets.

C’est aussi un lipolytique employé en cosmétologie comme ingrédient dans la fabrication des pommades phytothérapeutiques anti-cellulitiques.

Reconnues depuis les temps antiques, ses propriétés purgatives le rendent particulièrement efficace dans le traitement auxiliaire des régimes amincissants.

Le lierre peut également être employé dans le traitement des affections bronchiques et même comme lessive, en raison de sa teneur en saponoside, une molécule naturelle dotée de propriétés tensioactives.

Il convient de rappeler que, à cause de sa toxicité, l’utilisation interne du lierre est strictement réservée aux herboristes avertis. Mal dosé, il peut en effet avoir un impact pernicieux sur le cœur et les globules rouges.

Pour ce qui est de la récolte des éléments nécessaires à ses usages médicaux, dont son bois et ses feuilles, il est recommandé de se munir de gants de protection afin de se protéger d’éventuelles irritations de la peau.

Si le bois de lierre, utilisé en herboristerie ou en sculpture, peut être coupé toute l'année, ses feuilles, elles, se cueillent idéalement en août et septembre. Vous pourrez ensuite les sécher à des endroits aérés et les conserver à l’abri de l’humidité.

Les propriétés médicinales du lierre terrestre :

  • astringent
  • diurétique
  • stomachique
  • vulnéraire
  • anti-inflammatoire
  • cicatrisant
  • antiseptique
  • béchique
  • tonique

Mots de la fin sur le lierre

En résumé, le lierre est un véritable dépolluant pour l’environnement, à privilégier pour assainir l’air ambiant d’un milieu de vie pour qu’on s’y sente mieux.

En plus de ses propriétés curatives et décoratives, il ne constitue aucun danger pour votre façade, votre terrain ou vos arbres. Bien au contraire, son impact sur la biodiversité est on ne plus positif.

Entre ses rameaux durcis et ses feuilles persistantes, c’est tout un écosystème constitué de différents organismes vivants qui vit à l’abri des intempéries, sous la couverture thermique du lierre.