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Les plantes dans Harry Potter

Comment J.K. Rowling a-t-elle détourné les plantes originelles pour étoffer son univers de magie et de sorciers ?
Les plantes dans Harry Potter

Le monde végétal et notamment les plantes de par sa grande diversité et ses nombreuses propriétés a toujours été une grande source d’inspiration. L’émerveillement que l’on peut ressentir en observant la nature explique en partie la fascination que nous éprouvons et nombreux sont les auteurs à s’inspirer des plantes pour rendre leurs œuvres plus vivantes et mieux assimilables dans l’imaginaire collectif.

Les plantes sont ainsi mises en valeur dans de nombreuses œuvres artistiques très variées telles que les Nymphéas de Claude Monnet pour la peinture, Avatar de James Cameron pour le cinéma ou même Pokémon dans l’univers du jeu vidéo.

Mais aujourd’hui dans cette vidéo nous allons nous concentrer sur le monde des plantes, dans l’un des œuvres littéraires et cinématographiques les plus connues au monde : Harry Potter.

Cette saga fait effectivement une place de choix aux plantes, que ce soit la végétation, les ingrédients pour les potions ou la matière première des bagues de sorciers, les plantes qu’elles soient réelles ou fictives sont omniprésentes. Mais elles ne sont jamais choisies au hasard et nous allons voir à travers plusieurs exemples comme J.K. Rowling à détourner les plantes, les propriétés et le folklore qui leur sont associés pour donner corps à son monde de sorciers et de magie.

La Mandragore : la plante anthropomorphe

Sans doute l’une des plantes les plus connues et les plus marquantes, la Mandragore est iconique du tome 2 « La chambre des secrets ». La racine de mandragore dans l’œuvre ressemble à un bébé qui lorsqu’on le déracine est capable de pousser un cri très dangereux capable de tuer quiconque l’entend. Les mandragores sont réputées pour être un remède très puissant capable de ramener à leur état initial les personnes qui ont été métamorphosées ou ensorcelées comme la pétrification, ce qui en fait le remède adapté au regard du basilic, principale intrigue du tome 2. Mais savez- vous que l’auteur d’Harry Potter s’est fortement inspirée de la véritable Mandragore ?

En effet la Mandragore, la réelle cette fois, est une plante qui a fasciné tout au fil de l’histoire. Toxique et de forme humaine (anthropomorphe, d’ailleurs les Pythagoriciens la nommait « Anthropomorphon » = celle qui ressemble à l’homme) elle est entourée de mystère et de magie. Cette vision de plante capable de tuer par son cri est, quant à elle, empruntée au folklore moyenâgeux.

Réputée pour pousser sous les cadavres des pendus, sa récolte relevait d’un véritable rituel afin d’apaiser les esprits pouvant aller jusqu’au sacrifice d’un animal en offrande. Le médecin grec Dioscoride nous rapporte par exemple la coutume d’attacher un chien à la racine de mandragore afin de l’arracher et éviter que le cri ne tue la personne qui l’a arrachée, autant que ce soit le chien qui y trépasse devait se dire Dioscoride.

Cette plante était récoltée pour ses propriétés anesthésiantes et antispasmodiques réputées et très puissantes. Cependant si le faible dosage de Mandragore n’est pas respecté alors celle-ci s’avère toxique ce qui en fait une plante à manier avec beaucoup de précautions tout comme les élèves botanistes dans Harry Potter.

Saule cogneur : le clin d’œil au saule pleureur

Une autre plante célèbre de Harry Potter est le saule cogneur. Celui-ci est un grand arbre noueux avec des grandes et fines branches qui sont utilisées comme des fouets pour repousser tous ceux qui veulent s’approcher. De nature violente et capricieuse le saule cogneur semble plutôt protéger le passage secret juste en dessous de lui et qui mène à la célèbre cabane hurlante.

Ce saule cogneur est sans doute la représentation opposée du saule pleureur qui lui est bien réel. Alors que le saule magique est la représentation même de la force et de la vigueur, notre saule de moldu donne une image totalement opposée avec son port tombant. Ses longues branches-lianes ne servent pas d’armes mais sont pendantes, ce qui lui donne le nom de pleureur.

Pour renforcer encore ce contraste, J.K Rowling ne s’est pas arrêtée là.

Outre la structure de l’arbre dont la fiction ne change que la posture, le saule cogneur est reconnu pour sa force de destruction, en témoigne le piteux état de la voiture du père Weasley. Cette force, contraste alors avec l’une des propriétés célèbres du saule : sa capacité antidouleur. En effet le Saule est à l’origine de la découverte de l’aspire et son écorce est réputée pour son action antalgique et anti-inflammatoire.

La saga Harry Potter nous présente ainsi un arbre violent, capricieux, fier et capable de blesser quiconque s’approche de lui, et ce en totale opposition, ou en clin d’œil peut être, à notre saule ordinaire, tombant, à l’allure protectrice et qui, pour ceux qui osent s’approcher et profiter de son écorce, est capable de calmer la douleur.

Houx : l’arbuste de Harry Potter

Je vais maintenant vous parler du Houx. Ce petit arbre, ou arbuste se caractérise par ses feuilles persistantes aux bords piquants. Cette plante traditionnelle des fêtes de Noël, symbole de résurrection, possède une symbolique toute particulière qui vous verrez ne passe pas inaperçue chez J.K Rowling.

Tout d’abord le Houx, symbole de résurrection, est réputé comme une plante magique et une plante de sorcier. Selon les croyances populaires, les baies de houx étaient nécessaires pour la pratique de la sorcellerie ainsi que dans la fabrication d’onguents et d’encens magique. En somme le houx est une plante indispensable pour les sorciers.

Or quel est le seul personnage de J.K Rowling qui possède une baguette magique en houx ? je vous le donne dans le mille : Harry Potter lui-même.

Mais le lien entre le Houx et le personnage principal de l’histoire ne s’arrête pas là. Dans notre folklore le houx protégerait également des maléfices et de la mort. Or Harry Potter a été attaqué enfant par Voldemort, la personnification même de la mort… Et il a survécu, et c’est le seul personnage de toute l’histoire à l’avoir fait. De plus le houx est connu pour protéger de la foudre, or la cicatrice laissée par Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est justement en forme d’éclair.

Le houx n’est pas, en définitive, associé par hasard à Harry Potter mais bien en fonction de sa symbolique.

Le Mot de la fin

En définitive aucun des choix scénaristiques de l’auteur britannique n’est laissé au hasard. Systématiquement, la symbolique des plantes est utilisée pour donner de la profondeur aux personnages, à l’intrigue et aux décors.

J.K. Rowling a su illustrer son univers magique grâce aux plantes faisant sans doute le succès de son œuvre.